Dans un entretien accordé à Jean-Jacques Bourdin sur RMC le lundi 28 novembre, François Hollande a manifesté par un cortège de déclarations fumeuses son profond mépris de l’énergie d’entreprendre et de la volonté de créer de la richesse : « les promesses – sur les auto-entrepreneurs – ont abouti à mettre un certain nombre de personnes dans une forme d’impasse et de mettre une concurrence déloyale à l’égard d’autres entrepreneurs et artisans. Ce statut-là devra être revu« .
On connaissait l’absence de charisme du candidat socialiste à la Présidence de la République, mais son « illettrisme entrepreneurial »paraît inquiétant au moment où il est essentiel de dégager une trajectoire forte pour oxygéner la créativité entrepreneuriale.
Le candidat, qui affirmait qu’il n’aimait pas les riches sur les plateaux de télévision, n’aime visiblement pas non plus les entrepreneurs ! Sa volonté d’étouffer le régime d’auto-entrepreneuriat en dit long sur son incapacité à promouvoir la croissance pour les années futures. Ce ne sont pas des postes de fonctionnaires en plus, des emplois jeunes dans les associations et de la subvention de secteur non productif qui sortiront notre pays de la crise mondiale !
Selon une enquête réalisée par OpinionWay, 89 % des auto-entrepreneurs estiment que ce statut est une réussite. Signe de cette réussite, près d’un quart d’entre eux souhaite abandonner ce régime pour créer une entreprise, ce statut leur ayant permis de tester la viabilité d’une activité ou de servir de tremplin à son lancement.
Parallèlement, le régime vise aussi tout retraité, fonctionnaire, salarié, qui en marge de leur activité principale souhaite avoir un complément de revenus. Sur ces deux profils confondus, la majorité estime que l’auto-entrepreneuriat favorise la diminution du travail illégal et permet de donner un coup de pouce aux personnes connaissant des difficultés financières.
A l’inverse de mettre les Français dans l’impasse, le statut de l’auto-entrepreneur rompt avec les mesures d’assistanat par de nouveaux modes de création de richesses fondés sur la liberté, l’innovation et le pouvoir d’achat.
Là encore, le PS ment parce qu’il a un train de retard dans le fonctionnement de l’économie réelle, productrice d’emplois, de talents et de compétitivité.







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